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LES HUMAINS
... Car dans une simple fleur
nous trouvons toute la gloire et la beauté du printemps,
dans les yeux d'un enfant au sein,
nous trouvons tout l'espoir, toute l'aspiration du genre humain.
Kahlil Gibran, Lettres d'Amour

Recherche sur le SIDA:
les jeux en ligne aident
« La recherche sur le virus du Sida vient de
progresser grâce à un jeu en ligne et des joueurs. C'est une des plus
remarquable nouvelle du monde de la recherche car un groupe de "citoyens
scientifiques" ont déchiffré un code du puzzle du virus vieux de dix
ans. Et ils l'ont fait en jouant un jeu d'ordinateur : Foldit.
Les détails de la découverte apparaissent cette
semaine dans "Nature Structural & Molecular Biology" . Pour couper le
jargon technique de l'article sur les structures du virus, voici
l'essentiel.
Depuis plus d'une décennie, les scientifiques
ont essayé de comprendre comment une enzyme particulière s'insère dans
les virus. L'enzyme est la clé de la façon dont le virus du SIDA se
reproduit. Mais la structure de l'enzyme est extrêmement complexe. Les
scientifiques n'arrivaient pas à structurer un bon modèle représentatif,
ce qui signifiait qu'ils ne pouvaient même pas commencer à comprendre
comment l'arrêter...
Donc ils lancé le puzzle de la structure de
l'enzyme sur un site de jeu appelé
Foldit. Le site traite des énigmes moléculaires comme un
match. Les joueurs n'ont pas besoin de connaissances très approfondies
en
biochimie, mais juste d'un sens décent de raisonnement
spatial en 3D. Les points sont attribués pour comprendre comment les
protéines s'assemblent. Et les joueurs peuvent travailler en équipe sur
un puzzle, ce qui est arrivé avec l'enzyme de virus.
Les joueurs ont ainsi résolu le problème en
quelques jours (environ 3 semaines).
Il a beaucoup été question dans les dernières
années de l'exploitation des jeux pour le bien social. Plus de 9
milliards d'heures de Solitaire ont été jouées en 2003, selon Luis von
Ahn. Pourquoi ne pas essayer de faire quelque chose de productif de
toutes ces heures passées à jouer?
Bien qu'une grande attention ait été récemment
donnée au potentiel des sources populaires (dans le sens peuple) par le
jeu, c'est la première fois où des joueurs en ligne parviennent à
résoudre un problème scientifique de longue date. Ces résultats
indiquent le potentiel pour intégrer les jeux vidéo dans le processus du
monde réel scientifique : l'ingéniosité des joueurs est une force
redoutable qui, si elle est correctement canalisée, peut être utilisée
pour résoudre un large éventail de problèmes scientifiques. »
Source : Le Nouvel
Observateur, 2011-09-22
http://leresultat.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/09/22/recherche-sur-le-sida-les-jeux-en-ligne-aident.html

UN LIEN
HUMAIN CRÉÉ GRÂCE AU TREMBLEMENT DE TERRE
Haïti, janvier 2010
« Une jeune haïtienne de 25
ans a été extraite vivante et en bonne santé des décombres d'un
supermarché, sept jours après le séisme. (...) Tous les secouristes le
disent : extraire des survivants des décombres sept jours après le
séisme relève de l'extraordinaire même si cela reste possible. (...)
"On
s'accroche toujours au miracle (...) ''
dit le major chilien Rodrigo Vasquez
de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah). (...) Au
supermarché Caribbean, les équipes turques et américaines sont parties.
Restent des Haïtiens sans équipement. "On va quand même essayer, il
reste l'espoir et la prière", répète le chef d'équipe (...). "Pour moi
il n'est pas encore mort, il est là, il faut continuer", se lamente
Edy Riguer, chauffeur de 32
ans, en parlant d'un collègue. »
Un collaborateur de
Radio-Canada raconte après coup ce qu'on a pu observer en pareilles
circonstances, à peu près dans ces mots : « Des
sauveteurs ont continué avec passion la recherche. Il fallait qu'ils
parlent avec la
victime sans s'arrêter, quelquefois pendant des heures [sans doute pour
qu'elle reste consciente ou qu'elle
garde courage]. Au point que certains arrivaient de part et d'autre à
raconter des choses très personnelles de leur vie. Si bien que lorsque
la victime était enfin amenée à l'hôpital, on a vu ces gens fondre en
larmes dans les bras l'un de l'autre. »
Entendu à la radio de
Radio-Canada (2010-01)

« LE DESTIN D'UN PETIT RAT
OU D'UN PETIT HUMAIN N'EST JAMAIS SCELLÉ »
« Michael Meaney [docteur en
psychologie], et Gustavo Turecki [médecin et docteur en
psychiatrie], chercheurs de l'Institut Douglas, l'ont prouvé de
façon spectaculaire ces dernières années : non seulement
l'environnement a une influence sur la santé mentale et physique, il
peut modifier le fonctionnement des gènes dont on hérite à la
naissance. Comme si ces derniers étaient contrôlés par une série
d'interrupteurs. Et que la nourriture qu'on avale, l'air qu'on
respire ou même les câlins que l'on reçoit avaient le pouvoir
d'activer ces interrupteurs. (...)
De simples caresses ?
De simples caresses
auraient-elles aussi le pouvoir d'influencer la mécanique génétique ?
Les bébés rats que leur maman lèche souvent − le léchage remplissant
chez le rat la même fonction que la caresse chez l'humain − sont plus
calmes que les rats mal léchés. Mais Michael Meaney et son équipe sont
allés beaucoup plus loin que ça: ils ont traqué l'empreinte des soins
maternels jusque dans le cerveau des jeunes rats. C'est que le léchage
influence l'activité d'un gène qui prémunit les rats contre le stress.
Ce gène, NRC31, produit une protéine qui contribue à diminuer la
concentration d'hormones de stress dans l'organisme. Encore faut-il
activer une portion bien précise de ce gène, grâce à un interrupteur épigénétique. L'analyse des cerveaux de rats n'ayant pas reçu une ration
suffisante de léchage l'a démontré : l'interrupteur lié au gène NRC31
était défectueux dans les neurones de l'hippocampe des rats.
Conséquence: même en l'absence d'éléments perturbateurs, ils vivent dans
un état de stress constant.
Du rat à
l'humain, des mécanismes semblables
(...) Le projet MAVAN
(pour Maternal Adversity Vulnerability and Neurodevelopment) vise à
évaluer, sur une période de six ans, le développement d'enfants dont
certains ont une mère qui souffre de dépression grave. Comme ces
dernières ont souvent de la difficulté à créer des liens affectifs avec
leur enfant, il est probable qu'elles cajolent moins leurs bébés que les
mères non dépressives du groupe témoin. On mesurera les niveaux
d'hormones de stress des enfants, en plus d'aller voir ce qui se trame
dans leur cerveau grâce à des techniques d'imagerie cérébrale.
Afin de mesurer plus efficacement l'effet épigénétique sur le cerveau
humain, les chercheurs de l'Institut Douglas ont complété une autre
étude, cette fois sur les cerveaux de personnes décédées. Ils ont ciblé
le même gène que chez le rat, pour démontrer que
la qualité des
interactions familiales modifie bel et bien son activité.
Trente-six cerveaux leur ont permis d'arriver à ces conclusions : 12
provenant de victimes de suicide qui avaient subi des abus dans leur
enfance, 12 autres de victimes de suicide qui n'avaient pas subi de
sévices particuliers, et 12 cerveaux témoins. C'était pratiquement écrit
dans ces cerveaux : les mauvais traitements entraînent des modifications
épigénétiques qui, à leur tour, altèrent le fonctionnement du gène
NR3C1. Comme chez le rat, les glandes qui sécrètent les hormones de
stress sont en état d'alerte perpétuel. Cela rend les individus
maltraités particulièrement susceptibles à l'anxiété, à la dépression
et, éventuellement, au suicide.
La bonne nouvelle, c'est
que, contrairement aux mutations génétiques qui sont irréversibles,
le marquage épigénétique, lui, peut changer. Certains médicaments
répareraient les "interrupteurs défectueux". Mais un simple
changement d'environnement pourrait donner des résultats
intéressants, si l'on en croit les rats : le petit d'une rate peu
affectueuse, si on le confie aux bons soins d'une mère adoptive qui
le lèche beaucoup, finit par se développer normalement. Comme quoi
le destin d'un petit rat ou d'un petit humain n'est jamais scellé
dans son ADN. »
Site de l'Institut Douglas en santé mentale / Page Épigénétique /
« De la génétique à l'épigénétique » (lecture: 2010-01-24). L'article
scientifique est publié dans Nature Neuroscience, mars 2009.
Une collaboratrice du
site Grandir, qui nous avait parlé de son expérience du massage auprès
des petits (voir la section LEVERS DE SOLEIL), nous a écrit ceci
après avoir lu la capsule qui précède :
« Voilà qui rajoute
à ma certitude que le massage est plus que bénéfique.
Ce
texte va rejoindre mes documents sur lesquels je m'appuie
pour expliquer le besoin vital qu'a le jeune enfant d'être
bercé, cajolé... pour s'épanouir. J'avais déjà
entendu parler (et lu) au sujet de l'hormone ocytocine (le
pendant de celle du stress). Cette hormone est
également produite par
l'hypothalamus
et se libère lors de contacts corporels agréables. Elle
entraîne alors la détente et un meilleur fonctionnement de
bien des organes. Il est prouvé que prendre le temps de
bavarder avec un malade hospitalisé, tout en lui tenant un
instant la main, déclenche une augmentation du taux
d'ocytocine exerçant une réduction des infections, une
cicatrisation plus facile et un rétablissement plus rapide
du malade.
Ce qui me ravit, c'est que
lorsque je me suis lancée dans l'apprentissage du massage
avec les jeunes enfants, je ne réalisais pas ce que deux
mains, un peu de bienveillance et dix minutes de temps
chaque jour peuvent apporter.
»
Bernadette Colard,
BELGIQUE (2010-01)

L''ORIGNAL QUI VIENT S'OFFRIR
Le peuple Innu (appelé Montagnais par les
Blancs) fait partie des Premières Nations du Québec. On le retrouve
principalement au nord du Saguenay-Lac-St-Jean et sur la Côte-Nord. À la
différence des Blancs qui entretiennent une vision fragmentée du monde,
qui ont appris à considérer la nature au service de l'être humain, les Innus
au contraire entretiennent une vision globale de la vie, où c'est l'être humain
qui est redevable à l'univers et à la nature.
« Nous appartenons à la Terre; la Terre et nous ne sommes qu'un corps et
un esprit. La Terre, c'est notre vie. » (Armand
McKenzie, 1992)
« Nous chassions à l'arc. Lorsque nous
repérions le troupeau, il n'était pas question de tuer les jeunes veaux
ou les femelles avec leurs petits, ni les mâles dans la force de l'âge.
Eux étaient l'avenir du troupeau, ils allaient continuer le cycle de la
vie.
Nous attendions qu'une bête se détache du
troupeau et vienne s'offrir à nous. Généralement c'était un vieux boc,
au panache imposant et un peu blanchi par l'âge. Dans notre croyance, il
venait vers nous envoyé comme un cadeau de la Terre, notre mère.
Quand l'animal était abattu, nous ne
prenions pas la tête de l'animal pour en faire un trophée. Les chasseurs
se partageaient le coeur et le foie, qu'ils mangeaient crus. Ensuite on
faisait cuire la viande sur les pierres, puis on la partageait à tout le
monde. »

NOUS SOMMES TOUS DES « JUMEAUX JIM »»
Les « jumeaux Jim » ont été séparés alors qu'ils étaient âgés de
quatre semaines et ne se sont retrouvés qu'à 39 ans. Leur vie
respective, étudiée par des chercheurs de l'université du Minnesota,
comporte d'étonnantes similitudes. Alors que leur taille et leur poids
identiques ainsi que leurs goûts et leurs aversions similaires peuvent
être attribués à leurs prédispositions génétiques, d'autres aspects de
leur vie comportent un niveau de cohérence qui est plus que mystérieux.
Les deux jumeaux ont été appelés Jim par leurs parents adoptifs,
et tous les deux, dans leur enfance, avaient un chien qu'ils appelaient
Toy. Chacun a épousé une femme du nom de Linda, puis a divorcé et s'est
remarié avec une femme du nom de Betty. Quand ils se sont enfin
retrouvés, ils ont découvert qu'ils étaient tous les deux pompiers et
qu'ils avaient auparavant été shérifs à temps partiel.
Ce fait vécu illustre, aux yeux des auteurs,
l'existence de ce qu'ils appellent la bio-intrication. Il s'agit
de cette interdépendance qui lierait les êtres humains entre eux et avec le cosmos, à
des niveaux non tangibles mais tout aussi réels que nos relations
d'influence directement observables.
Source : Ervin Laszlo et Jude Currivan,
CosMos
**

L'HUMANITÉ SORT À PEINE DE LA PETITE ENFANCE
« Imaginez qu'on retrace toute l'histoire de la Terre sur un calendrier
d'une année où le 1er janvier à minuit représenterait l'origine de la
Terre et le 31 décembre à minuit le moment présent. Chaque jour de l'
« année » de la Terre représenterait 12 millions d'années d'histoire.
À cette échelle, la première forme de vie, une simple bactérie,
apparaîtrait courant février. Des formes de vie plus complexes, quant à
elles, apparaissent beaucoup plus tard et les premiers poissons seulement
autour du 20 novembre. Les dinosaures arrivent vers le 10 décembre et
disparaissent le jour de Noël. Le premier de nos ancêtres reconnaissables
ne se présenterait pas avant l'après-midi du 31 décembre. L'homo
sapiens - notre espèce - émergerait vers les 23h45. Tout ce que nous
connaissons de notre histoire se produirait au cours de la dernière
minute de l'année. »
Robert Ornstein et Paul Ehrlich, New World New Mind

RÉUNIR LA SCIENCE ET LA TRADITION
BOUDDHIQUE
IM-0021
« Encore aujourd'hui,
[Mathieu Ricard] n'hésite pas à mettre ses connaissances et son état de moine
bouddhiste au service de la science. En collaboration avec plusieurs
universités états-uniennes dont celle du Wisconsin, célèbre pour ses
recherches dans le domaine, il participe activement à des travaux
scientifiques qui analysent l'influence de la méditation à long terme sur le
cerveau (plasticité neuronale). Comme quoi le rationalisme de la science
moderne occidentale peut s'entendre avec la tradition bouddhique vieille de
plus de 2500 ans.
'' Depuis six ans, nos recherches montrent que l'on peut cultiver nos
qualités intérieures, comme l'altruisme et la compassion, de la même façon que
l'on peut devenir bon au tennis ou aux échecs '', fait remarquer le
scientifique devenu moine. '' Nous serons bientôt à même de confirmer et de
préciser l'effet de l'entraînement de l'esprit sur la tension et l'équilibre
émotionnel '', ajoute-t-il, sans pouvoir en dire davantage sur les
conclusions de ces recherches à paraître cette année [2007]. »
Lisa-Marie Gervais, À la recherche
d'un bonheur simple, Le Devoir, 2007-03-06.


CE QUE NOUS PENSONS INFLUENCE LE MONDE
Ervin Laszlo
** a produit
une synthèse impressionnante des convergences de la science moderne à propos
du cosmos et du contact que les humains entretiennent avec lui. Il en a
tiré la théorie du Champ A (pour Akashique). Celle-ci, par la
voie de l'observation et de la réflexion scientifiques, rejoint les sagesses
millénaires des peuples aussi bien que les concepts d'inconscient collectif
de Karl Jung ou de noosphère de Pierre Teilhard de Chardin.
C'est ce champ qui expliquerait toutes
sortes d'observations faites à propos de peuples dits "primitifs".
Laszlo
évoque par exemple la découverte faite par l'anthropologue A.P. Elkin à propos
des aborigènes d'Australie : ceux-ci « sont mis au courant du sort de leur
famille et de leurs amis même quand ils sont au-delà de toute portée de
communication sensorielle. Un homme loin de chez lui recevra l'annonce du
décès de son père, de l'accouchement de sa femme ou de problèmes survenus dans
son coin de pays. Il est si sûr de ces faits qu'il est prêt à rentrer chez lui
immédiatement. » Laszlo relate aussi quantité d'expériences récentes de
communication transpersonnelle menées en laboratoire, par exemple sur la
communication à distance entre jumeaux, et même entre le chercheur et ses
plantes, expériences qui toutes corroborent ces observations.
Suivant la théorie du Champ Akachique, il
existerait une colossale mémoire des Temps,
que nous alimentons de nos expériences de vie et à
laquelle nous puisons pour être en contact avec les autres aussi bien qu'avec
le reste de notre univers. Écoutons Laszlo :
« Tout ce dont nous faisons l'expérience
dans notre vie (nos perceptions, sentiments et pensées) s'accompagne de
fonctions cérébrales. Et celles-ci ont une contrepartie ondulatoire puisque
notre cerveau, comme tout le reste dans l'espace et le temps, crée des vortex
porteurs d'information. En d'autres mots, notre cerveau "fait des vagues" !
Ces vagues-ondes se propagent dans le vide et interfèrent avec les ondes
créées par le corps et le cerveau d'autres personnes, ce qui donne lieu à de
complexes hologrammes. Génération après génération, les humains ont laissé
leurs traces holographiques respectives dans le champ akashique. Le
regroupement de ces hologrammes donne une superhologramme, qui est en fait
celui d'une tribu, d'une collectivité, d'une culture. À leur tour, ces
hologrammes collectifs entrent en contact pour créer le super superhologramme
de tous les peuples, un réservoir qui contient l'in-formation collective de
l'humanité entière. »
Si cette théorie est juste, ses
conséquences sont immenses. Par exemple dans le domaine de l'influence entre
humains, nous pouvons croire que non seulement nos gestes de service
désintéressé « font avancer l'humanité », mais tout aussi bien et d'abord,
même, les pensées amoureuses que nous entretenons dans notre esprit
− alors que les pensées belliqueuses provoqueraient l'effet inverse.
Source : Ervin Laszlo, Science et
champ akashique, p. 185
**

À QUEL POINT LA VIE EST ÉLABORÉE
« Dans un organisme complexe, l'ordre de grandeur est immense.
Le corps humain, par exemple, consiste en millions de milliards de cellules
environ, soit bien plus que toutes les étoiles de la Voie lactée. De cette
"population", chaque jour 600 milliards de cellules meurent et autant sont
générées, ce qui représente plus de 10 millions de cellules par seconde. La
cellule dermique moyenne ne vit que deux semaines environ et les cellules
osseuses se renouvellent aux trois mois. Toutes les 90 secondes, des millions
d'anticorps sont synthétisés, chacun à partir d'à peu près 1 200 acides
aminés. Et chaque heure, 200 millions d'hématies sont produites. Aucune
substance dans le corps n'est constante, même si celles du coeur et du cerveau
durent plus longtemps que la plupart des autres. Et les substances qui
coexistent à un moment donné provoquent chaque seconde des milliers de
réactions biochimiques dans le corps. »
Ervin Laszlo
**

L'AMOUR ET L'IMMUNITÉ
La violence ou l'amour : quelles tendances sont les
plus naturelles aux humains ? À voir l'histoire des sociétés, on pourrait
croire que toutes deux sont sur le même pied. Qu'en dit la science lorsqu'elle
analyse les réactions du corps humain ? Deepak Chopra, médecin et guide
spirituel, écrit ceci :
« Le corps en paix n'est pas
le même que le corps en guerre. Quand nous fonctionnons avec un corps en
guerre, le monde n'est pas le même que lorsque nous fonctionnons avec un corps
en paix.
Dans le premier cas nous
sommes confrontés à des dangers et des menace partout. Les hormones du stress
sont cataboliques, c'est-à-dire qu'elles interrompent le métabolisme et
détériorent les tissus au lieu de les construire. La terreur qui vous angoisse
soudain s'accompagne d'une montée d'adrénaline et d'une dégradation physique.
Cela se voit nettement sur les visages hâves des habitants d'un endroit comme
Sarajevo où un siège a duré trop longtemps et où les limites de l'endurance
ont été franchies. (...)
« Quand vous pourrez vous
libérer d'un stress aveugle, incontrôlable qui est toujours présent, votre
corps commencera à être en paix. La médecine moderne a déjà
découvert que l'amour accroît les défenses immunitaires.
Voici une expérience
significative : on a montré à des sujets pris au hasard un film sur Mère
Teresa et on s'est aperçu que leur système immunitaire réagissait
immédiatement. L'augmentation d'une immuno-globuline appelée immunoglobuline A
a prouvé que le contact avec l'amour renforçait bel et bien les défenses de
l'organisme. C'est ce qui s'est passé, que les sujets aient ou n'aient pas une
bonne opinion de Mère Teresa. »
Et l'auteur conclut :
« L'amour a donc autant que la
violence le pouvoir de transformer notre corps, mais de façon positive. Les
gens qui se sentent aimés vivent plus longtemps, ont moins de rhumes, une
tension artérielle plus basse et un taux de cancer inférieur. Ils ont aussi
moins de crises cardiaques. Les veufs qui, après la mort de leur épouse,
commencent à se sentir mal aimés et ressentent la solitude, ont une espérance
de vie plus courte. »
Deepak Chopra, Osons la paix
**
(pp. 226-228).


LA QUALITÉ DE NOS RELATIONS
FAMILIALES : UN POTENTIEL DE PROTECTION
La recherche a depuis longtemps mis en évidence l'influence
néfaste de certaines conditions de vie, par exemple la pauvreté, sur la santé
ou sur le développement humain. Il est moins fréquent de prendre connaissance
de facteurs qui viennent neutraliser ces influences. Ceux-ci ont souvent à
voir avec la qualité des relations familiales. En voici une illustration :
« Au Québec, un
enfant de quatre ans risque davantage de voir sa santé et son développement
compromis s'il vit depuis sa naissance au sein d'une famille située au bas de
l'échelle sociale. Cependant, la vapeur peut être renversée si certains
facteurs de protection entrent en jeu. C'est ce qui ressort de nos travaux.
(...)
Le fait pour des bambins d'environ 4 ans
de vivre depuis leur naissance au sein d'une famille située au bas de
l'échelle sociale accroît leur risque d'avoir séjourné au moins une nuit à
l'hôpital d'environ 41 %, comparativement aux bambins de position sociale
élevée. (...)
[Mais] pour les enfants ayant
été allaités pendant six mois, l'influence du statut socio-économique sur la
probabilité d'avoir séjourné au moins une nuit à l'hôpital depuis leur
naissance ne semble pas jouer. Peu importe l'appartenance sociale, les
probabilités d'avoir été hospitalisé une nuit sont plus faibles dans ce groupe
que dans les familles où l'enfant n'a pas été allaité pendant au moins six
mois.
Maintenant, bien que
l'interaction ne soit pas statistiquement significative au seuil retenu, nous
avons procédé à l'examen du soutien instrumental et émotif reçu des
grands-parents. (...) Dans les familles défavorisées où les grands-parents
apportent leur soutien, la faible position sociale aurait un impact plus
modeste sur la probabilité d'avoir été hospitalisé, une fois pris en compte
l'ensemble des autres facteurs. »
Ginette Paquet et Denis Hamel
(chercheurs à l'Institut national de santé publique du Québec), "Au bas de
l'échelle, tout n'est pas joué à l'âge de 4 ans", Le Devoir, 2006-01-04

"MAIN DE L'ESPOIR"
« Cette image
(...) aurait du être
l'image de l'année, ou peut-être, l'image de la décennie.
(...)

Copyright © 1999 Michael
Clancy
L'image est celle d'un bébé 21 semaines appelé Samuel Alexandre Armas, qui est
opéré par le chirurgien Joseph Bruner.
Le bébé a été diagnostiqué avec une spina bifida (une imperfection
de la colonne vertébrale) et n'aurait pas pu survivre si on l'enlevait de
l'utérus de sa mère. La mère du petit Samuel, Julie Armas, est infirmière en
obstétrique à Atlanta. Elle connaissait le procédé chirurgical remarquable du
Dr. Bruner. Pratiquant au centre médical d'université de Vanderbilt à
Nashville, il effectue ces opérations spéciales tandis que le bébé est toujours
dans l'utérus. Pendant le procédé, le docteur enlève l'utérus et fait une petite
incision pour opérer le bébé.
Pendant que le Dr. Bruner accomplissait l'opération sur Samuel, le petit a sorti
sa minuscule main, mais entièrement développée, par l'incision et a fermement
saisi le doigt du chirurgien. Quand son doigt a été saisi par cette toute petite
main, le Dr. Bruner a décrit cela comme étant le moment le plus émotif de sa
vie, et pendant un instant il a juste été totalement immobile. (...) Les
journalistes ont intitulé l'image "main de l'espoir." Le texte expliquant
l'image commence par "la main minuscule du foetus de 21 semaines de Samuel
Alexandre Armas émerge de l'utérus de la mère pour saisir le doigt de Dr. Joseph
Bruner comme pour remercier le docteur du cadeau de la vie qu'il lui faisait".
La mère du petit Samuel a dit avoir pleuré pendant des jours quand
elle a vu l'image. Elle a dit "la photo nous rappelle que la grossesse n'est pas
une question d'incapacité ou de maladie, c'est une question de petit être".
Samuel est né en parfaite santé, l'opération ayant réussi à 100%. »
Source :
http://capitaine.caramail.com
Reçu de F. Breton, QUÉBEC (2005-11)


LA TENDRESSE ACTIVE L'ADN
« Il ne faudrait jamais sous-estimer
le pouvoir d'un câlin. Et pour cause. Outre son pouvoir calmant et
rassurant, la caresse maternelle jouerait un rôle clé dans le
développement génétique de l'enfant, a découvert un chercheur de
l'hôpital Douglas qui s'intéresse aux relations mère-nourisson. Loin
d'être tirée par les cheveux, sa théorie prend appui sur de solides
travaux de recherche qui ont démontré que les caresses ont le pouvoir
d'activer ou de désactiver les principaux gènes qui gèrent notre
réaction au stress. (...)
Cette caresse aurait des
conséquences insoupçonnées sur la production d'hormones liées au
stress, y compris les glucocorticoïdes. ''On a montré que plus la
stimulation maternelle était importante, moins la réponse au stress
était grande'' raconte celui qui est à l'origine de cette découverte,
Michael Meaney (...). Sa théorie est si solide qu'elle lui a valu une
publication dans le Nature Neurosciences (...).
Si les modèles observés chez les
humains vont dans le sens des données recueillies au sujet des rats,
Michael Meaney prédit que les enfants dont la mère est moins affectueuse
seront prédisposés à certains problèmes, comme l'hyperactivité avec
déficit de l'attention.
Rien n'est toutefois perdu puisqu'il
semble que cet effet, s'il est stable, soit aussi réversible. Ainsi, si
le petit d'une rate peu portée à lécher est ''adopté'' par une rate
qui lèche beaucoup ses petits, il affichera un développement normal, un
renversement qui peut même se produire après la puberté. »
Louise-Maude Rioux Soucy,
"Bébé cajolé ferait un enfant plus équilibré", Le Devoir,
Montréal 2 oct. 2004.
ACOUPHÈNES
« Ma qualité de vie est compromise.
J'ai peur de mourir, de devenir complètement sourd... »
Les gens affectés d'acouphènes entendent
des bourdonnements, des sifflements dans leur tête, souvent sans arrêt.
Ça
ne peut pas être enrayé médicalement, en général; il faut
trouver des façons de s'adapter.
Ce malaise
illustre toutefois la force du cerveau
chez un être humain. Michel Tremblay, dramaturge québécois, vivant
lui-même avec des acouphènes, le résume en évoquant le commentaire
reçu
de
son médecin : « Votre cerveau va choisir de ne pas les entendre ».
Source : Émission 37-5, Radio-Canada, 10
oct. 2004.


RELATION
AFFECTIVE ET HOSPITALISATION
On dit que l'amour guérit. Il agit aussi à l'inverse, pour
diminuer les effets qu'auraient des facteurs négatifs sur une personne.
Ainsi, on sait par de nombreuses
études scientifiques qu'un contexte de pauvreté rend plus fragile un enfant dans son
évolution, par exemple au plan de sa santé. En prenant le taux
d'hospitalisation comme indicateur de santé, des chercheurs ont constaté que les enfants de
milieu défavorisé sont plus souvent hospitalisés que les autres.
Par
ailleurs, quand ils ont pris ceux qui avaient été allaités au sein maternel pendant
au moins 6 mois, ils se sont aperçu que l'effet de la pauvreté sur le risque
d'hospitalisation diminuait de façon significative. Ils
ont aussi constaté que «
les enfants appartenant à des familles défavorisées, qui pouvaient compter
sur le soutien affectif et instrumental des grands-parents, ne couraient plus
un aussi grand risque d'être en mauvaise santé. »
Source
**:
Enquête menée au Québec par l'Institut
national de santé publique (INSP), auprès de 2000 enfants nés à la fin des années
1990 et suivis jusqu'à l'âge de quatre ans et demi.

HOMÉOSTASIE
« Toute forme de vie est en recherche d'homéostasie.
"Homéostasie" signifie équilibre entre milieu intérieur et milieu extérieur.
(...) L'oiseau a des os creux pour voler. Le chameau a des réserves d'eau pour survivre dans le désert. Le caméléon change la pigmentation de sa peau pour passer inaperçu de ses prédateurs.
Ces espèces, comme tant d'autres, se sont maintenues jusqu'à nos jours en s'adaptant à tous les bouleversements de leur milieu ambiant. Celles qui ne surent pas s'harmoniser avec le monde extérieur ont disparu.
L'homéostasie est la capacité d'autorégulation de nos organes par rapport aux contraintes extérieures.
On est toujours surpris de constater à quel point un simple individu peut endurer les épreuves les plus rudes et y adapter son organisme. Durant les guerre, circonstances où l'homme est contraint de se surpasser pour survivre, on a vu des gens qui n'avaient jusque là connu que confort et tranquillité se mettre sans rechigner au régime eau et pain sec. En quelques jours, les citadins perdus en montagne apprennent à reconnaître les plantes comestibles, à chasser et manger des animaux qui leur avaient toujours répugné: taupes, araignées, souris, serpents…
"Robinson Crusoe" de Daniel Defoe ou "L'Ile mystérieuse" de Jules Verne sont des livres à la gloire de la capacité d'homéostasie de l'être humain.
Tous, nous sommes en perpétuelle recherche de l'homéostasie parfaite car nos cellules ont déjà cette préoccupation. Elles convoitent en permanence un maximum de liquide nutritif à la meilleure température et sans agression de substance toxique. Mais quand elles n'en disposent pas, elles s'adaptent. C'est ainsi que les cellules du foie d'un ivrogne sont mieux accoutumées à assimiler l'alcool que celles d'un abstinent. Les cellules des poumons d'un fumeur fabriqueront des résistances à la nicotine. Le roi Mithridate avait même entraîné son corps à supporter l'arsenic.
Plus le milieux extérieur est hostile, plus il oblige la cellule ou l'individu à développer des talents inconnus.
»
Source : Bernard Werber
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La
chanson de l'enfant
Quand
une femme dans une certaine tribu africaine sait qu'elle est enceinte,
elle sort dans le désert avec quelques amies et ensemble elles prient
et méditent jusqu'à ce qu'elles entendent la chanson de l'enfant.
Elles
reconnaissent que chaque âme a sa propre vibration qui exprime sa
saveur unique et son propre but.
Quand les femmes s'accordent avec la
chanson, elles la chantent à haute voix. Alors elles retournent à la
tribu et l'apprennent à chacun.
Quand
l'enfant est né, la communauté se réunit et lui chante la chanson de
l'enfant. Plus tard, quand l'enfant entre à l'école, le village chante
la chanson de l'enfant. Quand l'enfant passe par (l'initiation à)
l'âge adulte, les gens viennent de nouveau ensemble et chantent. Au
moment du mariage, la personne entend sa chanson. Finalement, quand
l'âme est sur le point de faire le passage de ce monde, la famille et
les amis se réunissent au lit de la personne, de même qu'ils ont fait
à leur naissance et ils chantent à la personne pour la vie
suivante.
La
tribu a une autre occasion sur laquelle les villageois chantent à
l'enfant. Si, à tout moment pendant sa vie, la personne commet un crime
ou un acte social anormal, l'individu est appelé au centre du village
et les gens dans la communauté forment un cercle autour de lui. Alors
ils lui chantent sa chanson. La tribu reconnaît que la correction pour
le comportement antisocial n'est pas la punition ; c'est l'amour et le
souvenir d'identité.
Perle de
pluie, dans La Quête, L'Archipel d'entraide, Québec, juin 2004
Ce texte
se prolonge dans un autre, magnifique,
que vous trouvez au panorama
QU'EST DEVENU VOTRE RÊVE ? :
Ils chantent votre chanson.
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LE
SARONG DE SOIE
Les
Cambodgiens ont plusieurs façons de garder contact avec leurs ancêtres
(leurs proches décédés), sans doute reliées à l'héritage du Bouddhisme. L'une d'elles s'appuie sur la croyance qu'un
ancêtre peut nous visiter dans nos rêves et nous demander quelque chose dont
il a besoin.
Ainsi Bopha,
une cambodgienne qui habite à l'étranger, raconte qu'elle a rêvé durant la nuit à sa grand-mère décédée : elles
étaient toutes deux au marché, et sa grand-mère voulait un sarong (jupe faite d'une pièce qu'on enroule à la
taille), mais elle
n'arrivait pas à le trouver. Lorsque Bopha s'est réveillée et a réalisé
qu'elle avait fait ce rêve, elle a
téléphoné à sa mère au Cambodge. Elle lui a raconté son
rêve, lui demandant d'acheter un sarong pour sa grand-mère.
Maman Sopheap
allait donc se rendre au marché, se procurer un sarong de soie (le plus
beau), puis l'offrir à une personne digne d'estime mais démunie, par
exemple une femme de la campagne. On peut aussi offrir l'objet à un bonze,
s'il peut l'utiliser. Maman
Sopheap pourra faire savoir
à la personne que ce cadeau est un hommage à son ancêtre personnel : la personne qui
le reçoit dédiera alors le cadeau à cet
ancêtre à son tour, avant de l'utiliser.
Bopha
ajoute que sa grand-mère pourrait bien la visiter à nouveau en
songe, le lendemain ou dans les jours qui suivent, et lui faire savoir qu'elle a reçu le sarong.
Recueilli auprès de S. Nou

LORSQU'UNE PERSONNE DÉCÈDE
Les Cambodgiens ont une coutume apparentée à celle qui
vient d'être décrite. Lorsqu’une personne meurt, on fait don de ses effets
personnels à l’entourage, par exemple de ses vêtements ou des objets
utilitaires. On les offre aux gens du village venus aux funérailles, ou encore à
des religieux. Eux vont les utiliser, et en le faisant, c’est la personne
décédée qui va en tirer profit. La famille immédiate ne les garde pas, car alors
l’âme reviendrait rôder, incapable de se détacher et de partir librement vers le
Paradis.
Recueilli auprès de S. Nou

MARIPOSA
AZUL
Le jeune David
Marenger, âgé de moins de 10 ans, allait mourir du cancer : les médecins lui
donnaient deux mois à vivre. Parrainé par la fondation Rêves d'enfant,
on lui a demandé s'il avait un rêve : il désirait attraper le plus beau
papillon du monde, le morpho bleu. Georges Brossard, entomologiste, l'a
accompagné jusqu'au Costa Rica. D'abord sur les épaules de "Mon onc'
Georges", et finalement sur ses propres jambes, il est arrivé à capturer
le mariposa azul (papillon bleu). Aujourd'hui dans la vingtaine, il survit encore au cancer, après 14
ans.
De ce qui s'est
passé, il a dit : « J'ai eu le goût de vivre, j'ai remonté la pente tout d'un coup ».
Georges aussi a donné son interprétation : « Sa quête du papillon était sa
quête du sens de la vie, le fait de dépasser les limites humaines. »
Francine Allaire, productrice de cinéma, a entrepris de le raconter en film. Elle-même avait adopté des fillettes
chinoises en situation précaire, et veut faire ce film en hommage à
tous les enfants survivants. David lui confiait : « Pour moi,
le meilleur de ma vie s'en vient... »
Source: Émission Le Point,
Télévision de Radio-Canada, 2002-08-16

LE
TOUCHER
Dans une
recherche américaine, on a testé la capacité des mères à reconnaître leur
nouveau-né entre plusieurs autres, seulement en touchant le dos de sa main,
alors qu'elles étaient privées de sa voix et de son odeur : toutes sont
arrivées à reconnaître leur enfant ! Des enfants sourds et aveugles
apprennent à décoder le langage d'une autre personne en plaçant leurs mains
et leurs doigts sur la bouche et sur la gorge de celle-ci (méthode Tadoma), et
leurs réponses montrent qu'ils ont tout à fait compris... Des
recherches et des méthodes d'apprentissage comme celles-ci démontrent à quel
point l'humain est capable de sensibilité.
D'autres
recherches mettent en valeur l'importance cruciale du toucher pour le
développement harmonieux d'un être humain. Par exemple, des bébés
prématurés qu'on a systématiquement massés ont très vite pris du poids et
ont été prêts à quitter l'hôpital quelques semaines plus tôt. À l'inverse, on constatait dans
les années 1900 - 1930, aux États-Unis, un taux alarmant de morts en bas âge.
C'était l'époque où prévalait la théorie selon
laquelle les parents devaient toucher le moins possible leurs petits.
Source: Le
premier sens, documentaire présenté à la télévision de Radio-Canada,
Émission Zone libre, 2002-08-16.

LA PEAU
Cet
instrument merveilleux qu'est l'organisme est entouré tout d'abord d'une mince
pellicule qui lui sert à la fois de protection et de récepteur, c'est-à-dire
de tambour vibrant qui émet des ondes en tous sens et sans arrêt. Car cette
peau est en état de sensibilité constante. En effet, un examen à la loupe
nous révèle que 2,5 cm2
de peau contiennent les éléments suivants : 6 millions de cellules; 100
glandes produisant la sueur; 5 000 petits corps produisant des sensations; 2
points de chaleur, 12 de froid; 200 points de douleur. Ce sont autant de
sentinelles aux aguets, toujours ouvertes, toujours alertes. (...)
La
peau des mains possède une sensibilité particulièrement riche et fine. La
pulpe des doigts est bourrée de capteurs, au nombre de 135 par cm2.
Placide Gaboury, Vivre sans
plafond, p. 29-31
* *

LE
CÂLIN SAUVEUR

L'article décrivait la première semaine de vie
de petits jumeaux, un garçon et un fille.
Apparemment, ils étaient chacun dans leur incubateur et la petite fille
était très faible et instable et son état inspirait le pire.
Une infirmière s'est battue
contre le règlement de l'hôpital et a finalement
réussi à mettre les deux jumeaux dans le même incubateur.
Quand elle a placé la petite sœur avec son petit frère, celui-ci a immédiatement
passé son bras autour du corps de sa sœur.
Les battements du cœur de sa petite sœur se sont immédiatement stabilisés
et sa température est redevenue normale.
Photo parue dans un
article intitulé Rescuing Hug
(en français : Le câlin sauveur). Reçue de Marie-Marthe Bergeron,
Québec (2001-10)


LE
CORPS ÉTONNANT
Parmi les nombreuses merveilles du corps, on peut
relever le fait suivant auquel on ne pense jamais du fait de sa banalité :
lorsqu'on se lève du lit pour prendre la position verticale, les vaisseaux
sanguins des jambes se rétractent afin que le sang ne s'y précipite pas
(sinon, cela viderait le cerveau et occasionnerait une perte de conscience).
Cette rectification se fait sans que l'on s'en aperçoive, tout comme l'action
des paupières, la fermeture et l'ouverture des chambres du coeur, et le déclic
qui fait que, dans le processus de la respiration, l'expiration se change
soudain en inspiration. (...)
Le corps est à la fois solide et souple, extérieur
et intérieur, résistant et vulnérable, secret et à la fois transparent pour
celui qui sait le lire. Il est fermé sur lui-même, mais n'existe que par
l'absorption d'éléments étrangers –
oxygène, eau, lumière, chaleur, nourriture. Il est en effet un petit résumé
du monde –
un "microcosme", comme le disaient les sages d'autrefois –,
c'est à dire un rappel, un écho du Grand Univers, le "macrocosme".
Et plus on connaît le corps humain, mieux aussi on
connaît l'Univers, car malgré sa taille, le corps concentre toute la sagesse
de l'Univers en même temps que son mystère. On pourrait en dire autant de tous
les corps quels qu'ils soient, depuis les bactéries jusqu'aux étoiles : tout
n'y est que reflet, miroir, allusion –
clin d'oeil. Tout renvoie à une source d'énergie et d'intelligence secrète
qui, bien qu'elle demeure cachée et silencieuse à l'intérieur des corps,
devient éloquente et évidente pour qui sait écouter et garder le coeur
ouvert.
Placide Gaboury, Vivre sans plafond, p.
27-28
*
*

CELLULES
SOUCHES
Une équipe de chercheurs de l'Institut
neurologique de Montréal vient de découvrir chez l'adulte une nouvelle source
de cellules souches qui détiendrait un potentiel immense, voire comparable à
celui des cellules souches issues d'embryons. Présentes dans le derme, la
couche la plus profonde de la peau (...).
En plus d'annihiler la question éthique
soulevée par l'utilisation d'embryons comme source de cellules souches pour le
traitement de diverses maladies incurables, les cellules souches adultes
découvertes (...) préviendraient également les complications associées aux
greffes d'organes et de cellules provenant d'un donneur, qu'il soit adulte ou
embryon. (...) L'utilisation des cellules appartenant au malade élimine ainsi
les problèmes de rejet et les traitements immunosuppresseurs que les patients
doivent poursuivre toute leur vie lorsqu'ils reçoivent un greffon provenant
d'une autre personne.
(...)
« La plus grande surprise fut celle de
constater qu'elles peuvent se transformer en différents types de cellules –
nerveuses, musculaires et adipeuses notamment. Alors que la plupart
des cellules souches adultes génèrent des cellules semblables à celles du
tissu dont elles proviennent » explique la biologiste moléculaire et
cellulaire, Freda Miller.
(...)
[Si elles remplissent leurs promesses]
elles ouvriront la voie aux cures les plus diverses. L'équipe de Freda Miller
expérimente actuellement leur utilisation pour la réparation des lésions de
la moelle épinière ainsi que pour le traitement de la maladie de Parkinson.
D'autres équipes espèrent en tirer des cellules cardiaques qui pourraient
suppléer aux cellules détruites lors d'un infarctus du myocarde. Ou même des
cellules pancréatiques pour remplacer celles qui ne suffisent plus à la tâche
chez les personnes diabétiques. « De la vraie science-fiction ! »,
s'exclame Freda Miller.
Le Devoir, Montréal
2001-08-13, sur la base
d'un article publié à même date dans la revue Nature Cell Biology.
 
L'EFFET
PLACEBO
« La maladie de Parkinson, qui frappe généralement
les adultes à partir de 50 ans, est causée par une diminution progressive dans
le noyau gris central du cerveau des neurones producteurs de dopamine, un
neurotransmetteur qui permet aux cellules nerveuses de communiquer entre elles.
Elle se traduit par une diminution des fonctions motrices, une rigidité
musculaire et des tremblements. »
Un bulletin de radio portant sur cette maladie
commentait les résultats d'une recherche canadienne récente : des personnes
atteintes de la maladie de Parkinson ont montré, suite à l'absorption de
pilules placebo (qui en fait ne contiennent pas de médication), le même
taux de récupération que les personnes qui avaient pris de l'apomorphine, le
médicament prescrit. Les chercheurs ont identifié dans les deux cas la
production d'apomorphine par le cerveau des patients. Ce résultat les porte à
croire que dans le cas des utilisateurs de placebo, la confiance en la guérison
avait agi à la place du médicament.
Source : Société Radio-Canada et site
Internet de la Société Radio-Canada, 2001-08-11
Ce genre de résultat entourant l'effet
placebo est de plus en plus souvent mis en évidence dans les conclusions
récentes en recherche médicale. Il tendrait à confirmer que notre mental a un
potentiel de guérison beaucoup plus grand que nous le soupçonnons, et par le
fait même, que le travail sur notre état d'esprit est un investissement
prometteur.

LE VIEILLARD INUIT
Chez les peuples Inuit, on raconte la coutume ancestrale suivante :
Lorsqu'une personne âgée sent sa fin venir, afin de ne pas être à la
charge de son groupe – ce qui pourrait menacer la survie de
tous – elle accompagne le groupe à la chasse et se place à la
queue du traîneau. Durant le voyage, au moment où l'attention de la troupe
est dirigée ailleurs, le vieillard se laisse tomber dans la neige, sachant
qu'il ne tardera pas à être engourdi par le froid et à trouver une mort
douce.
D'autres peuples, dans leurs traditions
quelquefois millénaires, ont prévu semblable rituel. À titre d'exemple, les
vieillards du Japon, eux, s'éloignaient de leur village et gravissaient une
montagne pour aller y mourir.

LA LUNE NOIRE
Chez les Amérindiens
Lors
d'une session qu'elle donnait sur le masculin et le féminin, Diane
Paquet racontait que chez les peuples de
souche Iroquoise (ex.: les Hurons), la coutume était d'inviter les femmes aux jours de leurs
menstruations, appelés la Lune noire, à cesser leurs activités et à
séjourner dans la Loge des lunes. Car durant ces journées, la
femme atteint son maximum de réceptivité, ce qui la rend sensible aux émotions
et donc plus vulnérable. On comptait donc sur
elles pour obtenir réponse aux grandes questions qui se posaient au clan,
par exemple: est-ce le temps de faire les semences? est-ce le meilleur
moment pour partir en chasse?... On attribuait en effet au sang des
règles un pouvoir de purification, ce qui fait que les femmes
amérindiennes menstruées étaient aussi placées autour du cercle de
la tribu, pour que les énergies néfastes n'y entrent pas.
Aujourd'hui/font>
Il est
malheureux que notre société ait tendance à ne
voir que
les inconvénients de cette période, alors qu'elle devrait la valoriser.
Les femmes d'aujourd'hui sont elles aussi influencées par la lune
(tandis que les hommes le seraient davantage par le soleil). Diane
Paquet invite les femmes à se retirer durant leur lune noire comme le
fait la lune, afin d'en profiter le plus possible : prendre du temps pour elles-mêmes,
se mettre en écoute, éventuellement même demander et recevoir des
messages. C'est le temps de mise en terre des projets, ces autres
bébés non humains. Les menstruations jouent un rôle de filtre,
donnant même à la femme dans cette période un pouvoir de guérison
auprès de son entourage proche.
Le rôle des hommes
Les hommes gagnent à être très attentifs à leur partenaire durant sa
lune noire. Il leur revient de la sécuriser, d'accompagner la mise en
terre des décisions à prendre. Et la formatrice attirait l'attention
sur le phénomène suivant : « Lorsqu'à sa lune noire vous vivez
une forte tension avec votre partenaire, observez-la ensuite à sa période
d'ovulation: il y a toutes les chances pour qu'elle explose alors pour un
rien, sans savoir elle-même pourquoi. Par contre, si vous avez été plein
de tendresse à son égard à sa lune noire, elle vous le redonnera
multiplié au temps de son ovulation, sans réaliser non plus pourquoi. La
femme est une terre fertile... »
Atelier
sur le masculin et le féminin, Saint-Augustin, QUÉBEC, 1994.


LA FÊTE DU RENOUVEAU
DES AMITIÉS
Après avoir décrit les
cérémonies amérindiennes entourant l'équinoxe du printemps, faites de
purifications physiques mais aussi communautaires, Aigle Bleu décrit le
déroulement de cette fête :
En compagnie de ceux envers
qui nous avons eu des gestes ou des paroles brusques, nous nous rendons sur le
bord d'un ruisseau ou d'une rivière. Là, nous exprimons les difficultés
éprouvées et la compréhension de ne pas avoir été toujours parfaits, nous
aussi, dans nos relations.
Nous reconnaissons ces
difficultés devant la personne en affirmant notre volonté de mettre ces
erreurs derrière nous, parce que nous choisissons de retenir les aspects
positifs de notre relation. Nous désirons pardonner et nettoyer les
difficultés éprouvées.
Après avoir exprimé nos
sentiments, nous ouvrons notre coeur pour recevoir cette personne, elle fait de
même pour nous. Nous nous penchons au-dessus de l'eau, en prenons dans nos
mains et sept fois nous la jetons par-dessus nos épaules.
Ou encore, nous nous
immergeons complètement dans l'eau sept fois pour laver toutes les impuretés
qui ont pu ternir notre amitié avec cette personne.
Aigle Bleu, Le
Sentier de la Beauté
*
* (p. 181)

Cette rubrique se complète
de la section
PEUPLES
et croissance
qui
célèbre la
variété
de l'humain et de la vie

Bienvenue
d'enrichir ce panorama
Faites-nous connaître des faits de la vie, de la
science
( Assurez-vous d'indiquer la source )
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