Mon trousseau de CLEFS
Pour mieux approcher les défis, les problemes émotifs... ou les décisions
La chronique de l'Oncle Christophe

 


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CRÉER   |   OPTIMISME   |    PENSÉE POSITIVE   |    VOIR AUTREMENT   |   FAIRE DU NEUF    |    PASSER DU CÔTÉ DE LA VIE

La pensée est un filet de peche.
Ce que nous entretenons dans notre tete
part a la récolte de ce qui lui ressemble.


 
Du fond de mes tripes

Et puis pour moi, la créativité prise dans un sens tres large, m'aide aussi a surmonter des moments durs. Créer, je veux dire sortir du fond de mes tripes quelque chose qui m'est propre et que je veux mettre en lumiere, que ce soit dans n'importe quel domaine. Quand ce n'est pas la forme, je me tourne vers ma guitare... 

Bernadette Colard, Belgique (2010-05)

 

J'ai le choix

J'ai le choix,
je peux passer la journée au lit
en comptant les difficultés que j'ai avec les parties de mon corps qui ne fonctionnent plus,
ou me lever et remercier le ciel
pour celles qui fonctionnent encore. 

Tiré du diaporama Le Vieux sage, Sakura oct. 2006. Offert par Jacques Lavigne, Québec (2006-10)


 

Extraire la magie d'un instant banal

La magie, la vraie magie est invisible aux yeux de la plupart
des gens.

En effet, elle ne se voit pas avec les yeux, mais UNIQUEMENT
avec le coeur.

L'épée Excalibur du roi Arthur ou la lampe d'Aladin étaient
pour la plupart des gens des objets ordinaires, communs, mais
Arthur ou Aladin ont vu au-dela de l'ordinaire, l'extraordinaire.

Ils ont su voir avec leur coeur. Ils ont transformé l'épée ou
la lampe, grâce a leur foi, en une chance d'exprimer leur
force, leur créativité, et cela les a rendus différents a jamais.

Alors que d'autres étaient incapables de créer de la magie,
eux ont su prendre le risque de croire en leurs capacités
pour créer de la magie dans leur vie.

Aujourd'hui,(...)
je vous invite a créer vous-meme de la magie au quotidien.(...)

Cherchez, a l'extérieur de chez vous, 10 moments "magiques".

Vous n'avez pas a faire des choses différentes de ce que vous
faites d'habitude. La différence sera dans votre FAÇON de les
vivre.

Vous allez chercher des choses que d'habitude vous n'auriez
sans doute pas remarquées.

Quand vous sortez de chez vous, je vous demande d'imaginer
que vous etes un peintre, un sculpteur ou un compositeur célebre
et tres sensible.

Vous savez trouver au-dela de l'ordinaire les moments qui
SEMBLENT ordinaires, mais qui rendent la vie extraordinaire.

Vous allez chercher des scenes quotidiennes pour les peindre
ou les rendre avec votre art, pour transmettre aux générations
futures l'émotion qu'elles suscitent en vous.

Vous allez chercher des moments de tendresse, de qualité,
de passion, de solidarité, etc.

Par exemple. Vous observez une mere ou un pere qui ajuste
le vetement de son enfant pour qu'il ne prenne pas froid. Vous
prenez conscience de l'acte de tendresse que cela représente,
de l'expression de l'amour que cette personne porte a son enfant.

Ou l'enfant qui joue avec son chien.

Ou un couple qui échange un baiser, en public, au milieu
de la multitude, comme s'ils étaient seuls au monde.
Ils sont tout l'un pour l'autre.

La personne qui rythme la musique qu'elle écoute dans sa
voiture, exprimant sa joie.

Des amis qui éclatent ensemble de rire.

L'homme qui accomplit son travail avec application et
conscience, avec la joie secrete du travail bien fait.

La couleur du ciel, ses reflets.

L'arbre qui a poussé entre deux blocs de ciment.

Le sourire d'un inconnu.

La rue ne sera plus jamais inhospitaliere a celui qui
sait y déchiffrer ces moments de magie.

Christian Godefroy, Club-positif.com (2009-12)



Projets, changement...

Faire confiance : quel beau défi !... La pratique de faire confiance a été déterminante dans ma vie. Je ne pourrais trouver mieux comme cible pour se remettre en piste quand nous nous laissons habiter par le doute que ces mots d'Eileen Caddy, tirés de La Petite voix ** :

Le secret pour faire marcher quelque chose
est de vouloir que cela marche,
et d'etre si positif a son sujet
qu'il ne peut absolument pas en etre autrement. 

 

Comme si

Un homme tres puissant, positif, heureux et tourné vers l'avenir tombe accidentellement d'un toit. Alors qu'on le transporte a l'hôpital, il voit les regards des gens qui l'accompagnent dans l'ambulance. l sait qu'il est mal en point. Aux médecins qui l'emmenent rapidement dans la salle d'opération en parlant a voix basse, il dit :  Avant de me faire anesthésier, je vous demande une seule chose : opérez-moi comme si j'allais vivre ! Ne travaillez pas sur moi comme si j'allais mourir.  Il donna ainsi aux médecins l'état d'esprit dont il avait besoin, et, bien sur, il survécut.

Rapporté d'Internet, par Edna G. Frankel **

Voir autrement : une décision

Je ne connais pas beaucoup de levier qui ait été aussi décisif dans ma croissance que la décision d'aborder une réalité par son positif. Tantôt c'est une personne devant moi qui m'indispose : a quoi ressemblerait-elle si elle se sentait aimée ?... Tantôt c'est l'événement qui me fait une douche froide :  tant qu'a ne pas pouvoir l'éviter, qu'est-ce qui pourrait en sortir de mieux ?...   Et tantôt c'est moi, avec mes inquiétudes ou mes traits de personnalité que j'accepte mal encore : quel serait le plus beau Christophe que je connaisse, dans la circonstance ?...  

J'ai mis des années a croire que c'était vrai que je change le monde en commençant par le changer en moi. En faisant renaître en moi, encore et encore, ce monde auquel j'aspire. Mais pour que ça ne soit pas du toc, il me faut trouver assez de confiance en moi. Ou la trouver, quel pilier serait assez solide quand je suis tenté de me laisser envahir par toute sorte de doutes ? Dans mon expérience, je ne l'ai trouvé qu'a un endroit : reprendre conscience de ma nature profonde : Eh oui, aujourd'hui j'en suis la !... mais je reste un fils bien-aimé de la Vie... Une fois imprégné a nouveau de cette certitude, je peux ajouter : ...Et c'est le premier jour du reste de ma vie : qu'est-ce que je pourrais bien en faire ?...

Cet optimisme ne va pas tout seul et c'est vrai qu'il s'agit d'une sorte de conditionnement qu'on se fait. (J'en parlerai davantage plus loin.) Mais a la différence d'une belle histoire qu'on se raconte sans y croire, quelque chose du fond de nous dit que ça fait du sens. La preuve ? Des que quelqu'un sait nous regarder avec affection, nous nous remettons a croire a notre valeur : est-ce vrai dans votre expérience aussi ? Ce conditionnement est donc le fait de nous rappeler quelque chose que notre etre profond sait, mais que nous avons sans doute laissé s'émousser en devenant trop sensible aux voix du dehors. Oui, penser positivement est bel et bien notre vraie nature.

Je le sais avec ma tete, mais j'ai sans cesse besoin de le rechoisir. Je constate heureusement que peu a peu ça laisse sa trace. Au point de me convaincre a nouveau plus souvent, plus longtemps, que oui, j'ai suffisamment de raisons de croire en moi et en la vie.

Faites la petite expérience suivante : pensez a quelque chose qui vous agace. Avant d'aller plus loin a l'interpréter ou a y réagir, installez d'abord un sourire sur vos levres et ressentez-le bien. Pensez a ce qui vous agaçait en conservant ce sourire : le voyez-vous tout a fait pareil encore ?... Ce sourire que je choisis délibérément d'installer sur mes levres, au plan physique, est peut-etre la plus belle illustration que je connaisse du sourire intérieur, celui qu'il vaut la peine de rechoisir sans cesse face a l'ensemble de ma vie.


Le lever matinal : moment crucial

C'est en lançant ma journée au réveil que j'ai pris conscience a quel point choisir l'optimisme pouvait faire toute la différence dans la suite. J'ai besoin de l'ancrer haut, d'élever mon regard. C'est ça qui m'a fait imaginer le positionnement matinal que vous trouvez dans la page Oui aujourd'hui ! C'est ça aussi qui me fait savourer dans le silence du matin des textes comme celui-ci :  

Choisis toujours le regard optimiste sur toute chose, et bannis toute morosité et toute négativité. Beaucoup de gens merveilleux, de choses et d'expériences merveilleuses, t'entourent dans la vie. Pourquoi ne pas te concentrer sur cela et en rendre grâce, et relâcher et libérer tout ce qui est désagréable, malheureux ou difficile ? 
Par ton attitude et ton regard, tu attires le meilleur ou le pire de la vie. Donc, si tu accuses les circonstances, la vie ou les autres pour tes malheurs, regarde en toi pour voir ce que tu peux faire pour changer ton attitude. 
Si tu commences a faire cela, petit a petit tu verras des changements survenir, et tu commenceras a te rendre compte a quel point tu es puissamment béni et comme la vie est merveilleuse. 
Quelle joie et quel privilege d'etre vivant, d'etre ou tu es, de faire ce que tu fais, entouré de si nombreuses choses et personnes merveilleuses. 
Commence des maintenant a les rechercher. Elles sont juste la, alors tu n'auras pas a chercher tres loin.

Eileen Caddy dans La petite voix, 9 aout **

S'offrir un dépanneur...

Une tension vous a jeté par terre et vous avez du mal a reprendre pied ? Tout vous semble terne ? Tout le monde vous en veut, ou vous vous dites que décidément, vous ne ferez jamais rien de bon ?... Panne émotive.

  • Des gestes clefs

Si vous avez séjourné ou habité au Québec, vous connaissez le mot dépanneur : c'est la mini-épicerie ou vous etes sur de trouver une boisson ou des mets de dépannage en fin de soirée. C'est aussi les ferrures de traction que vous laissez dans le coffre de l'auto au cas ou vous resteriez pris dans la neige.

Si vous etes en panne émotive, il y a toujours quelque part une petite fleur qui frappe a votre fenetre : Hé ! c'est moi la vie, ouvre !... Mais vous ne la voyez plus. Voici quelques pistes pour sortir de la panne, pour apercevoir a nouveau les petites fleurs de la vie. Je les ai pigées dans mon quotidien, ce sont des exemples simplement, pas des recettes. Laissez-vous surprendre, essayez l'une ou l'autre de ces pistes qui vous attire davantage et voyez ce que ça donne :

 


Je repasse du côté de la vie
quand...

Des moyens pour laisser entrer la petite fleur...


 Morose, sans entrain
...Quand je respire a fond, je ressens mes membres, puis j'ajoute un sourire sur mes levres


Un lendemain de la veille ardu
...Quand des mon lever, je me promets d'en faire une excellente journée


Trop sérieux
...Quand j'arrete tout, que je prends un instant gratuit et que j'en fais un moment plaisir


Un probleme
...Quand une fois l'émotion retombée, je me demande :
  Quel est le message ? quelle occasion me fournit ce probleme ?


Frustré ou défensif
...Quand je refuse de me prendre en victime et que je pose un geste pour repasser en mode créatif


Un moment de stress
...Quand je trouve une blague, un trait d'humour et que j'ose rire de moi-meme


Une décision compliquée a prendre
...Quand je me demande ce que ferait l'amour en pareil cas


Un reproche que je me fais
...Quand je contacte mon enfant intérieur et consciemment je lui pardonne


Une ambiance négative
...Quand, dans un échange ou on dénigre quelqu'un, j'apporte quelque chose de son point de vue, lui trouve une qualité ou je me tais


Un instant de doute sur moi-meme
...Quand je me redis qu'au fond de moi je suis un etre magnifique
et que rien ne pourra l'effacer, quoi qu'on pense ou qu'il m'arrive


Tout est fade
...Quand je contacte une personne perdue de vue depuis longtemps, que je prends une route inattendue, salue un voisin qui m'était indifférent


Un sentiment d'échec
...Quand je prends du temps pour visualiser réussi un projet, un souhait, et pour ressentir le bien-etre que ça me fait


Un sentiment de manque
...Quand fais pour un autre quelque chose
que j'aimerais bien qu'on fasse pour moi


Un doute sur la valeur de vivre
...Quand je regarde avec attention un enfant qui joue, une fleur qui embaume, un coucher de soleil...


Une déception
...Quand, avant de m'endormir, je passe en revue mes petits bonheurs de la journée et que je remercie intérieurement d'etre vivant
 

Redonner sa chance a la vie au quotidien


J'aimerais revenir sur la fenetre Je repasse du côté de la vie... , que vous trouvez plus haut. Méditer sur cette réalité de créer sa vie prend une si grande importance a mes yeux que, figurez-vous, j'ai écrit a peu pres le meme texte ailleurs, sans réaliser que je l'avais déja fait ici ! Sauf que cette attitude n'est pas gagnée d'avance, elle doit etre conquise par un entraînement qu'on se donne a soi-meme.

Cet entraînement commence, d'apres mon expérience, par la pratique de se dire la vérité sur ce qui nous arrive. Vous, quand vous ressentez de la colere, de la tristesse, un sentiment d'injustice..., parvenez-vous a vous dire ce qui se passe en vous ? A prendre contact avec l'émotion qui vous met tout croche, tres physiquement si possible ? J'ai constaté que c'est la la premiere manche de notre partie, importante pour plusieurs raisons : ça nous rend réel, ça décharge la tension, ça nous aide a nous comprendre un peu plus. Et davantage : ça nous aide a nous accueillir dans ce que nous ne trouvons pas tres beau chez nous. Pensez donc : vous etes déja admirable, d'arriver a vivre 24 heures avec une personne comme vous ! (pardon, je blague).

Bon, vous y parvenez, bravo. Mais l'instant d'apres ?... C'est la qu'une autre période clé de la partie va se jouer. Plusieurs vont la négliger, ce qui fait qu'apres ils se surprennent de voir comment ils traînent longtemps leurs sentiments négatifs. Prenons une image : leur valise est tombée du porte-bagages, leurs vetements sont un peu partout au sol. Si on les voit ramasser tout ça, le remettre dans la valise et la grimper sur le toit du véhicule, meme sans qu'ils aient dit un mot, on comprend qu'ils ont choisi de rembarquer dans ce voyage. La vie semble faite comme ça : il nous faut activer un ressort intérieur : re-choisir d'etre heureux, délibérément, a la fois par le coeur et par des gestes.

Je vous suggere de revoir la fenetre Je repasse du côté de la vie... . Cette fois pour relever les réactions qui seraient déja mieux que d'autres a votre portée, et ensuite pour en ajouter qui vous collent mieux encore a la peau, jusqu'a confectionner votre propre fenetre. Vous pouvez vous inspirer de ce qui a bien fonctionné pour vous dans le passé. Car tout ça doit devenir du sur-mesure avec soi.

Vous redevenez alors le boxeur qui cesse de se protéger la figure des coups, et qui reprend le contrôle de la situation. La vie fonctionne en mode création. Elle laisse les morts enterrer leurs morts , pour reprendre une expression de Jésus. A peine la riviere rencontre-t-elle un obstacle que déja elle s'est trouvé un autre chemin. Ce n'est pas facile, ça paraît par moments volontariste, a d'autres moments un peu fou. Mais apres, nous éprouvons comme une fierté, le sentiment que non, la contrariété n'aura pas notre peau : je suis plus fort que ce qui m'arrive . C'est la tout le sens de la notion de résilience développée par Boris Cyrulnik dans son livre Un merveilleux malheur . Nous sommes repassé du côté de la vie.

La vision centrale a développer ici, c'est que tout est semence, que nous faisons pousser tout ce que nous arrosons. Quelles plantes voulons-nous voir pousser dans le prochain instant ? Dans notre journée ? Dans la prochaine année ?...


Je m'arrete ici. Quels seraient, donc, des exemples pigés dans votre propre expérience ?


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Je vous laisse sur cette petite méditation d'Eileen Caddy, tirée de La petite voix : Si tu t'attends au meilleur dans la vie, tu l'attires a toi; alors commence des maintenant a t'attendre au meilleur en tout et en tous, et regarde le meilleur arriver. Attends-toi a ce que tous tes besoins soient comblés. Attends-toi a l'abondance a tous les niveaux. Attends-toi a grandir spirituellement ! N'accepte aucune limitation dans ta vie (...)

 

  • Des phrases clefs

ll y a des gestes, et il y a aussi des paroles qui nous aident a relancer notre confiance que tout n'est pas irrémédiablement gâché, que nous pouvons encore faire un bout et profiter de la vie. Ainsi, je vous partageais ailleurs cette petite phrase c'est aujourd'hui le premier jour du reste de ma vie , qui m'a souvent aidé a reprendre pied.

Le langage populaire est plein de ces phrases fétiches, par exemple Ça ira mieux demain , ou ça va passer . Vous n'etes pas dupes ? C'est vrai que les choses ne s'arrangent pas toujours aussi facilement. Mais une parole porte avec elle une vibration, et si vous vous arretez a la ressentir, si vous vous en imprégnez consciemment, comme le sportif qui s'enduit le visage de creme avant de sortir au froid, il y a des chances pour que votre petite phrase refasse surface au moment ou elle peut vous aider a tenir bon.


Gestes clefs, phrases clefs : ce sont autant de vetements sur mesure avec votre sensibilité personnelle. Trouvez les vôtres, voyez ce qui marche pour vous. Si ça vous aide, faites-vous votre propre liste des gestes ou des phrases qui vous énergisent. Il y a la un certain conditionnement, c'est sur, mais un conditionnement choisi : ce sont des poignées de passage dans le bus de la vie au moment ou le véhicule brasse. Vous savez du fond de vous que ces gestes, ces mots, vont dans le sens de la vie. Ce qu'ils vous apportent, c'est d'etre un peu plus réceptif : ils vous redonnent envie de donner sa chance a la vie, et vous n'avez pas besoin de savoir comment tout ça opere.

 

La pensée crée, la parole énergise

Je pense que vous aimerez ce passage tiré du livre Ultimes paroles, du grand sage Baird T. Spalding, a propos de la pensée négative. Jetez un coup d'oeil a la section PENSER AUTREMENT...

Rechoisir ses croyances

Regardez les gens que vous admirez pour leur optimisme : qu'ont-ils en commun ? Voulant leur ressembler, vous penserez peut-etre qu'il vous faut devenir comme ils sont. Mais peu a peu, vous réaliserez qu'il s'agit plutôt de croire a ce qu'ils croient. Et ce qu'ils croient risque fort de ressembler a des croyances comme celles-ci :

- La Vie m'a mis au monde pour le bonheur.
- C'est le droit que je me donne au bonheur qui lui ouvre la porte : alors, comme un fer aimanté, j'attire ce qui me convient le mieux.
- Quand survient une situation difficile, c'est la qualité de mon attitude qui fait tourner ça au meilleur.

Le fait de se répéter souvent ce genre d'affirmations, surtout dans nos périodes de fragilité émotive, peut jouer un rôle puissant pour nous remettre en piste du meilleur.
 

Co-créer

Quand je regarde en arriere, deux sortes de gens m'ont marqué. Il y a ceux qui m'ont aimé sans condition. Et il y a ceux qui m'ont aidé a mettre au point ma vision. Ces gens-la avaient une chose en commun : il arrivaient a me communiquer le sentiment de ma capacité a créer de la vie. Chez certains, c'était en les voyant aller, a la façon de se taire et de tenir leur outil. Chez d'autres, c'était dans leurs explications du fonctionnement des choses.

Parmi ces derniers, j'étais séduit par ceux qui allaient jusqu'a raccorder ce potentiel de création de l'etre humain a une vision plus large, a un sens : celui que nous pouvons considérer qu'en créant quelque chose, nous sommes en fait un maillon dans la chaîne de la vie qui se recrée sans cesse. Partenaire du divin, nous co-créons. Nous ne faisons pas qu'assembler les briques, nous faisons équipe pour construire la cathédrale.

J'ai cherché a trouver ce que ça changeait pour moi de côtoyer ces personnes. J'ai trouvé quelque chose de déterminant : elles me communiquent l'envie de cesser de perdre du temps a régler des problemes, et de le mettre a ce que je veux voir arriver. L'envie de me considérer comme un entrepreneur de vie.

Un de ceux qui a le mieux verbalisé ça pour moi, c'est Neale Donald Walsch:

Ne pensez qu'a ce que vous voulez vivre,
ne dites que ce que vous voulez concrétiser
et ne faites que ce que vous choisissez de réaliser,
afin de manifester votre Réalité Supérieure.

Et l'auteur ajoute une clé :

(...) Je vous confie un secret. Quand vous désirez une chose, essayez de trouver le sentiment qu'elle vous procurerait si vous l'aviez. **

Voila tout un programme ! Ça me file souvent entre les doigts. Car je me reprends tant de fois a a ausculter mes problemes ou a dénoncer autour de moi des situations qui ne vont pas ! Mais je sais qu'on y arrive, en le pratiquant : des maîtres nous l'ont prouvé.

VOIR AUSSI : NEUF

Et si... ?

La peau de la vache sert a garder la vache ensemble
La jeune Émilie Tremblay, rapporté dans Vie Pédagogique, Québec

J'aime beaucoup cette petite définition, qui vous fait rire un peu aussi, sans doute. Si on y regarde bien, elle cache une faculté précieuse : la capacité d'imaginer qu'une chose pourrait etre différente de la façon dont on l'a toujours regardée. Le ''politiquement correct" est un grand assassin.

Des changements majeurs sont survenus a toutes les époques dans notre société, par exemple le fait d'accorder aux femmes le droit de voter, ensuite d'occuper des postes de gestion, alors que de toute évidence c'était une affaire d'homme - jusque la, en tout cas. Quelque chose a changé parce que quelqu'un a eu l'audace d'affirmer comme le gamin de l'histoire eh ! le roi n'a pas de culotte !... Si ces changements ont fini par etre acceptés, c'est que des milliers de gens avaient commencé a trouver que quelque chose n'allait pas. Mais il a fallu que quelques-uns le conscientisent et l'affirment, pour que la majorité admette qu'effectivement quelque chose n'allait pas, et depuis longtemps. 

Dans notre vie affective, il se passe la meme chose. Nous avons construit notre sécurité dans des façons quelquefois figées de voir les choses et les gens, au point d'en etre prisonnier. S'amuser a tourner les mots autrement (par ex. maladie: le mal-a-dit), a imaginer d'autres normalités (par ex. qu'une personne homosexuelle puisse etre un bon parent), c'est s'offrir la possibilité de croire que la vie quotidienne ou le monde puissent tourner autrement. Que se passe-t-il alors ? comme nous voyons ça possible, nous nous mettons en marche de faire du changement, d'oxygéner notre quotidien. Et c'est notre espérance dans la vie qui s'oxygene.

Si vous aimiez la découvrir, le site consacre une page entiere a PENSER AUTREMENT...

Une fois par an,
allez quelque part ou
vous n'etes jamais allé auparavant.

Attribué au Dalai-lama

Tourner ça de bord...

Je vous suggere de lire d'abord la petite page CONTACTER.

Mon amie Réjeane passe par une période de fragilité émotive : elle doute d'elle-meme, se compare pour se dévaloriser, se sent coupable pour un rien. Le sentiment d'etre dépendante émotivement des gens avec qui elle vit l'attriste, aussi. Nous nous sommes arretés elle et moi pour y voir plus clair. Elle ne s'en doutait pas, mais elle m'aidait par la a mettre en mots quelque chose de décisif dans notre croissance, a nommer une sorte de ressort qui vaut pour toutes nos dégringolades émotives et nos efforts pour nous remettre debout. Quoi donc ?

Il m'est venu de lui dire ceci : sais-tu que ton malaise cache en lui-meme une clef, une porte de sortie ? Regarde bien. Tu viens de vivre cette émotion comme un reproche a te faire, tu t'es dit : je suis une dépendante affective . Que vient te dire cette émotion maintenant, si tu la regardes a nouveau, cette fois en choisissant de te mettre du côté de la vie ?...  Essaie donc de tourner ça de bord, regarde-la cette fois comme un but : que t'apprend-elle ?... Est-ce que ça pourrait devenir cette émotion me parle de mon désir de conquérir mon autonomie ?...  

Du pareil au meme, juste les mots qui changent... me direz-vous. Pas du tout ! Regardons-y bien : dans la premiere façon, le blâme, Réjeane se stigmatisait, s'emprisonnait dans le passé avec une étiquette qui rendait permanent le trait qu'elle se reproche : je ne suis bonne qu'a...   Résultat : elle s'épuisait, mais sans avancer d'un pas pour autant, car elle se paralysait du meme coup et n'avançait pas. C'est souvent ça, la dépression : se servir d'une douleur pour se faire mal.

Dans la deuxieme façon, apres avoir pris contact avec son émotion  --  ce qui est bien sur douloureux  --  Réjeane choisit de faire du neuf : elle se demande ce que cette émotion lui dit pour l'avenir. Le fait de traduire ça en but lui fournit une poignée : elle voit ce qu'elle a a travailler pour nourrir son désir, trop caché jusqu'ici dans sa douleur. A peine aura-t-elle commencé a marquer des points dans cette direction que tout de suite elle va trouver de quoi etre fiere d'elle. Elle aura aussi plus d'énergie pour s'y mettre, car elle ne traîne pas sur son dos le poids d'etre quelqu'un de minable, car c'est vers en avant qu'elle regarde. Du coup elle se donne au contraire l'image d'etre quelqu'un en chemin vers quelque chose de valable; ça n'a plus rien a voir avec ce qu'elle a pu etre ou vivre avant. 

Mais est-ce possible de décider de passer du côté de la vie tandis qu'on est en pleine détresse ? Alors qu'on n'a meme pas encore la tete hors de l'eau ? Oui, tout a fait. Car c'est le regard qui fait la différence : en regardant en arriere, on voyait la situation en combattant, on se voyait comme un survivant émotif en danger. En choisissant délibérément de regarder en avant, dans ce que la situation peut comporter de vie encore, on donne sa chance a la vie pour qu'elle reprenne le dessus. Alors la vie nous indique de quel côté chercher. Ce n'est plus une mort qu'on combat, mais une vie qu'on se remet a enfanter.

Faire du neuf avec ce qui nous arrive : voila l'étoile a toujours garder en vue.  

VOIR AUSSI : DÉSIR, ENCOMBRÉ

La pensée positive : un conditionnement ?

Je me dis que si les choses étaient par nature sans valence (ni positives, ni négatives), la pratique de la pensée positive ne serait rien de plus qu'un conditionnement que je me fais a moi-meme, quelque chose qui sert a me chloroformer face a la douleur, a me  dorer la pilule , comme on dit.

Mais je me mets a croire a autre chose quand je regarde la nature opérer.  Si vous placez une graine en terre dans des conditions normales, attendez-vous a ce qu'elle produise un arbre, cet arbre des branches, ces branches des bourgeons, ces bourgeons des fleurs, ces fleurs des fruits... et ces fruits vont générer la saveur pour votre palais aussi bien que l'énergie dans votre organisme. Tout ce qui est vivant a un mouvement intérieur pour engendrer la vie.

Et l'arbre dont j'ai cassé une branche, a l'instant se met en chemin de la cicatriser. La fourmi dont je viens d'enterrer le tunnel de sable d'un coup de pied maladroit, recommence tout de suite a sortir les grains, un par un. Un enfant qui vient de courir et de tomber, avec le genou qui saigne, a peine l'avez-vous pris dans vos bras, qu'il repart courir de plus belle. Bien sur, vous voyez un chien a la patte blessée aller s'écraser dans un coin un temps, celui qu'il faut pour qu'elle recommence a se cicatriser. Il y a le contact avec la blessure lorsqu'elle survient, le répit ou on sent qu'il faut s'abandonner pour laisser faire la nature. Puis oups ! un sursaut, on a ramassé son énergie, on a décidé du fond de ses cellules de repasser du côté de la vie.

Si la pensée positive est si importante, c'est que notre vraie nature est de redonner sa chance a la vie, encore et encore. Et je n'ai pas de mal a croire que le Grand penseur de la vie, a peine je suis tombé de mon cheval, est déja a remettre sur ma route des occasions qui vont me permettre de me remettre en selle pourvu que je choisisse de troquer les bénéfices d'etre une victime (car il y en a !) pour les bénéfices d'etre un vivant (il y en a nettement plus encore).

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Édité par le site GRANDIR, QUÉBEC
www.sitegrandir.com

N'hésitez pas a reproduire nos textes, en indiquant la source.
 v2010-05-31

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