Mon trousseau de CLEFS
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La chronique de l'Oncle Christophe

 


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PLEURER

  • SYSTEME IMMUNITAIRE

Jean Monbourquette, un psychologue bien connu au Québec, raconte son expérience d'ACV (accident cardio-vasculaire), au bout duquel il éprouvait un besoin immense de pleurer, comme nombre de gens qui ont vécu ce trouble. Il raconte son expérience difficile, l'incompréhension de l'entourage, sa lutte pour se permettre, et conclut :

Les pleurs guérissent, ils renforcent le systeme immunitaire. C'est prouvé. * *

  • MASCULIN ET FÉMININ

Voici un extrait de lettre que j'adressais a ma fille, qui devient adulte. Par moments les émotions lui jouent des tours. Se permettre de pleurer ? Jusqu'ou ?... J'ai cherché ici a lui partager mon cheminement et ma vision sur ce plan :

(.) Je te revois petite, sur mes genoux en train de pleurer, puis de rire aussi. Il me semble que ce que j'ai vécu avec chacun de vous a été de vous encourager a pleurer librement lorsque vous en aviez envie, en essayant de vous entourer de chaleur pour vous le permettre. Jusqu'a un point, c'est vrai : quand vous vous enlisiez dans les larmes et que vous ne saviez plus comment en sortir, quand ça pouvait ressembler a entretenir un sentiment de victime, alors je trouvais important de vous provoquer un peu a réagir. Surtout pas pour vous laisser croire que ce n'était pas important, jamais.

Je m'explique mieux aujourd'hui ce qu'alors je vivais confusément avec vous. Je crois que pleurer est comme le lubrifiant de l'âme : il nous permet de laisser sortir ce qui fait mal, en meme temps qu'il met un baume le long du canal irrité qui va jusqu'au c?ur, pour qu'on le remonte avec confiance en cherchant a mieux comprendre notre sentiment. Contacter l'émotion, oui ! pleinement : c'est le premier pas, légitime et nécessaire. Je vois la, je dirais, comme le féminin de notre guérison : l'écoute en tendresse; le geste de la mere qui console et qui dit  je te comprends. .

Dans un deuxieme temps, notre raison vient a la rescousse et choisit de dire  Stop, c'est assez. Je suis plus forte que ce qui m'arrive et je vais prendre le dessus. La réalité est la : qu'est-ce que je vais en faire ?.   C'est l'aspect masculin de notre guérison, la colonne vertébrale a retrouver pour faire face, dépasser l'obstacle ; le geste du pere qui dit  leve-toi, secoue-toi, repars.  Je suis sur aujourd'hui que nous avons besoin des deux.

A mesure que nous grandissons, nous devenons pour nous-meme cette mere et ce pere face a notre enfant intérieur. Nous réunissons ce féminin et ce masculin nécessaires a notre guérison. Les deux memes besoins sont toujours la quand on a mal. Celui d'exprimer a notre enfant  je te comprends, tu es belle dans ta douleur. , puis celui de lui dire :  bon, sors-en maintenant, c'est l'heure. Regarde : il fait soleil, retourne jouer dehors. 

Je ne sais pas si j'arrive a mieux te faire comprendre ma façon de voir. Il me semble que c'est celle que j'ai toujours gardée, du moins confusément. Et souvent gauchement, je le sais. Et je t'en demande pardon. Comme on voit mieux apres coup, des fois, comment on aurait du agir. Etre parent, tu vas t'en apercevoir, c'est accompagner nos enfants la ou nous sommes rendu nous-meme. C'est quelquefois dur a vivre, on se sent coupable, des fois. Puis on se rebranche sur notre désir, qu'on sait sincere, qu'eux aillent plus loin que nous encore avec leur vie.

 

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v2004-10-18